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LE LIVRE BLANC DU DEVELOPPEMENT DURABLE DE LA GUYANE
Information
de l’opinion publique et formation des acteurs
La
Région Guyane a engagé une réflexion sur le développement durable depuis
plusieurs années déjà. Le processus s’est mis en place progressivement. Il
est intéressant d’étudier la démarche engagée pour à la fois approfondir
la réflexion et élargir le public touché. L’objet de cet article est de présenter
la méthodologie utilisée à cette occasion. Il
s’est agi tout d’abord, en décembre 2000, de lancer une action de
sensibilisation de la population dans la presse, à la radio et à la télévision.
Ces actions de communication ont été suivies, en janvier 2001, de sessions de
trois jours de formation sur le développement durable, à l’adresse de
personnels de services de l’Etat, des collectivités locales et territoriales,
de responsables d’associations. Ultérieurement, en octobre 2001, les élus
ont bénéficié d’une journée d’information et les administratifs ont
suivi une formation de trois jours. A cette occasion, il a été élaboré un
plan d’action. Celui-ci précisait l’intérêt de l’élaboration d’un
Agenda 21 et des expérimentations en Guyane, la nécessité de prolonger les
formations, la conduite d’actions d’éducation au développement durable. Ce
plan d’action s’achevait par une réflexion sur l’évaluation et la régulation
du processus. Cette démarche a été engagée sous l’animation d’un Comité
de Pilotage, dont le rôle était de favoriser une démarche citoyenne. Le
Conseil Régional et la DIREN appuyaient l’ensemble du processus.
La réflexion débouche sur une PRODUCTION Plusieurs
conditions favorables pour appuyer cette démarche de développement durable ont
été réunies. D’abord l’existence d’un petit cercle de personnes motivées
et formées, la mobilisation d’un second cercle rassemblant à la fois des élus,
des acteurs économiques, socioprofessionnels, associatifs, des organismes de
recherche… Puis l’indépendance du Comité de Pilotage – le Comité Guyane
Johannesburg -, celui-ci représentant différentes composantes guyanaises.
Enfin, un soutien politique et financier : vote d’un budget et aval du Président
de Région. La
première priorité a été l’élaboration d’un Livre
blanc du développement durable de la Guyane. Les objectifs de cet ouvrage
étaient divers. Il fallait bien entendu au préalable établir un état des
lieux sur le développement durable en Guyane et examiner cet état en relation
avec les grands principes du développement durable, et souligner les aspects
les plus criants à dénoncer dans le cadre de la Guyane. En contrepartie aux
constats et aux questions soulevées, il s’agissait d’identifier quelques
principes prioritaires pour la Guyane puis de repérer des actions à engager,
en envisageant des concertations. Ce livre
blanc devait ainsi communiquer à un public assez large l’état de la réflexion
et faire connaître la dynamique guyanaise sur le plan national et
international. Une
démarche participative et citoyenne L’élaboration
de ce livre blanc a nécessité une méthodologie
de travail conçue avec minutie et originalité. Il fallait en particulier
mettre en application dès cette étape une démarche de développement durable,
à savoir concertation de spécialistes de différentes disciplines, acteurs économiques
et sociaux… Le mode de progression devait aussi faire place aux « allers
et retours », échanges et discussions entre les différents groupes, tout
en assurant une cohérence d’ensemble. A l’occasion du séminaire de
lancement, qui a rassemblé 120 personnes, en mars 2002, on a décidé des thématiques
de travail. Des groupes thématiques se sont mis en place le mois suivant ;
l’objectif de chacun d’eux était de réaliser une production de deux à
quatre pages, formulée sous la forme de constats et de propositions. Chaque
groupe était animé par une personne, qui avait préalablement bénéficié
d’une formation en animation de groupe. Le rôle du séminaire de « mi-étape »
(courant mai 2002) était de présenter les premières réflexions des
commissions thématiques. Un comité de rédaction a dû ensuite assurer
l’homogénéité de l’ensemble. Enfin, un manifeste qui résume les grandes
idées développées par les commissions thématiques a été rédigé. 150
personnes ont assisté au séminaire de clôture fin juin 2002, lors duquel a été
présenté une synthèse des fiches réalisées. A cette occasion, le Président
de Région a annoncé son souhait de mettre en œuvre un Agenda 21. Cela a été réaffirmé dans l’avant-propos du livre
blanc.
Tout
au long du projet, un effort de communication important a été fait pour
informer l’opinion publique sur la démarche engagée. La presse dans son
ensemble a bien couvert les différentes manifestations publiques. Par ailleurs,
le Comité Guyane Johannesburg a publié
trois numéros d’une lettre d’information : le développement durable de la Guyane. Valorisation
du travail et prolongements envisagés Le
livre blanc a été présenté lors du
Sommet Mondial sur le développement durable qui s’est tenu fin août début
septembre, à Johannesburg, en Afrique du Sud. Une délégation de Guyane a
participé à ce Sommet. Et en octobre 2002, le Comité Guyane Johannesburg a organisé un séminaire de restitution
du Sommet Mondial. Si
la réalisation de ce livre blanc
n’a pas été exempte de plusieurs obstacles, il n’en reste pas moins que cette
réalisation a été source d’échanges riches. Le livre
blanc n’est pas un document figé ; il constitue une précieuse référence
pour la poursuite de la réflexion et la définition d’axes stratégiques
d’action. Une première programmation a été établie pour l’Agenda
21 de la Guyane ; son élaboration s’appuiera en partie sur les
constats et les propositions formulées dans le livre
blanc.
Pour poursuivre la réflexion : Documents :
Le
livre blanc du développement durable de la Guyane,
Comité Guyane Johannesburg, 72 pages, 2002. Manifeste "les enjeux du développement durable en Guyane", Comité Guyane Johannesburg, 2002. Site
Internet : Contact :
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